Ecologie



Tremblement de terre à Bali, à la conférence sur le changement climatique. Au sens propre : pendant le débat des délégations, un séisme d’une magnitude de 6 a secoué les tables, provoquant quelques commentaires sur l’urgence à bouger !! Pendant ce temps, des scientifiques se penchent sur les pets du Kangourou. De quoi changer, si si, l’avenir de la planète.

S’il fallait de l’eau au moulin des discussions de la Conférence de Bali, de quoi animer un peu les conversations, le séisme a fait de l’effet. Le réchauffement climatique a sans doute plus d’effet sur la mortalité des coraux que sur les tremblements de terre, mais bon, chacun a souligné que les îles étaient plus fragiles aux effets d’un tsunami avec une mer plus haute, sous l’effet de la fonte des glaces. Et hop, un petit cri d’alarme pour Singapore, Fiji, Kiribati, Tuvalu ou les îles des Caraïbes, qui risquent de disparaître.
La semaine dernière, une protection a du être relevée sur la route de l’aéroport de Djakarta, coupée par des lames plus violentes que d’autres. Java et Bali seraient menacées, et ce ne sont pas les seules, puisque l’Indonésie, selon les scientifiques, pourrait perdre plus de 2000 de ses îles d’ici 2030. De quoi nous envoyer d’urgence les visiter avant qu’elles ne disparaissent… ce qui accélérera le rythme de leur mort par accumulation de CO2. Quadrature du cercle.
Pendant ce temps, des scientifiques, très sérieux je vous assure, travaillent sur le pet du kangourou. Aurait-on mésestimé les effets de la digestion de Skippy sur l’avenir de la planète ? Pas du tout. Le kangourou peut même avoir, au contraire, toutes les flatulences du monde (euh, je suis quand même ravie d’être un peu loin) parce qu’une bactérie qui lui est propre lui permet d’éviter d’émettre du méthane, contrairement aux moutons et aux bovins. Les scientifiques australiens -qui ont du flairer la belle affaire!- tentent de transplanter cette bactérie du kangourou dans l'estomac des moutons et des bovins… pour réduire le réchauffement climatique. J’avoue, parfois, la capacité d’invention des chercheurs me sidère. Et là en plus, ce serait bon pour l’économie, en plus de l’écologie : une digestion des aliments plus efficace pourrait entraîner une économie de plusieurs millions de dollars en coût alimentaire pour les éleveurs. De quoi prendre un billet d’avion pour les îles indonésiennes….

Annie Fave
af@vacancespratiques.com

Jeudi 6 Décembre 2007
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