vacances pratiques


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Dommage pour Neuilly, tant pis pour le 17ème !




C’est de la folie ! Si l’on en croit le patron de l’office du tourisme d’Hawaï, l’Obamania bat son plein. En deux mois, les visiteurs affluent du monde entier. Allemands, anglais ou Italiens viennent voir les lieux où est né et grandi le prochain président des Etats Unis. Quant aux américains n’en parlons pas. Ils débarquent en masse. Depuis deux semaines, le « Présidential tour » est en place. Depuis la clinique d’Honolulu à l’endroit précis de sa première chute de vélo.

Barak, c’est un sacré voyageur. Sa vie, si l’on en croit les premiers biographies publiées, est faite de mouvements et de découvertes. De la Californie à l’Etat de New York via Chicago, Harvard sans oublier l’Indonésie. D’Hawaï, il aurait gardé le sens de la fête, du sport et une forte passion pour la vulcanologie. De tout cela, les américains sont friands. En un mois ce sont plus de 18 000 visiteurs de plus qui sont venus faire le pèlerinage présidentiel. Et les « guides officiels » jouent sur cette soif de savoir des touristes pour pousser, parfois, le bouchon un peu loin. Dans le bureau de l’un d’entre eux trône une bouteille de coca bue par Obama et un papier pour Hamburger qu’aurait gardé une amie du Président élu. Certains guides proposent de refaire à pied le chemin de l’école Pinahou (riche collège privé de l’île) ou du stade jusqu’à la maison familiale, aujourd’hui protégée par les forces de l’ordre. Pire, on montre même l’endroit ou son père aurait trompé sa mère avant de divorcer en janvier 64. Et tout cela dans le plus parfait désordre touristique, quitte à inventer des aventures, à enjoliver des gestes quotidiens sans intérêt.
Bien sûr, on pourrait envier ce savoir faire américain en matière de voyages présidentiels. Alors en regardant bien, j’ai trouvé deux ou trois choses dans le 17ème arrondissement de Paris, là où est né Nicolas. Et une ou deux autres à Neuilly. Mais rien de bien fort pour attirer les foules. Dommage.

Marcel Lévy

Mercredi 3 Décembre 2008