Des taxes curieusement étonnantes



L’informatique est décidément une science bien difficile à maîtriser. Au 21ème siècle, faute de place sur un formulaire pré-établi, les surcharges « carburant » imposées par les compagnies aériennes apparaissent sur la ligne « taxes ». Impossible de les mettre ailleurs, affirme l’Association Internationale des compagnies aériennes, IATA, qui n’avouera jamais que camoufler des hausses de ce type sous une appellation pareille, c’est inespéré.

Si l’on regarde un peu vite son billet électronique (qui sera obligatoire le 1er juin prochain), la partie « taxes » fait réagir. De là à injurier le gouvernement et ses saints, il n’y a qu’un pas que tout individu responsable franchit rapidement. D’autant que derrière ces taxes obscures, que personne ne peut traduire en réalisations concrètes (ou du moins les comprendre) voilà que désormais s’inscrivent les surcharges carburant. En lisant un peu vite… Nicolas Sarkozy doit avoir les oreilles qui sifflent. Et pourtant, si on peut parfois lui tomber dessus pour d’autres raisons, dans ce cas, il n’y est pour rien. Modifier cette ligne pour faire apparaître clairement les éléments n’est pas une volonté immédiate de IATA. Complexes disent les spécialistes, qui affirment que le « masque » informatique est adapté au besoin initial de toutes les compagnies mondiales, plus de 600 à ce jour. On sait pourtant aujourd’hui que toutes les compagnies n’apprécient pas cette situation, préférant plus de clarté à leur facturation aux clients. Mais seules, elles ne pourront rien faire. Dommage. Reste que pour le consommateur cette pratique est à la limite de la légalité même si l’indication surcharge est clairement résumée... en codes difficilement compréhensibles ! Et dire que de mauvaises langues pourraient penser que tout cela est fait exprès. Incroyable, non ?

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Mardi 20 Mai 2008
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