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Des sous solidaires


La « taxe Chirac » ne rapporte pas grand chose : 500 millions de dollars l’an dernier. C’est toujours mieux que rien mais insuffisant par rapport aux besoins énormes d’Unitaid, l’association qui gère les fonds. Pour faire mieux, Philippe Douste-Blazy suggère d’ajouter une contribution volontaire à la taxe, obligatoire. Un peu comme le «Monsieur Plus» de célèbres biscuits au chocolat.



Lancée en 2006, la « taxe Chirac » sur les billets d’avion n’est appliquée que par 11 pays dans le monde, et les 500 millions qu’elle a rapporté en 2007 sont loin des 5 à 10 milliards de dollars par an annoncés si elle avait été appliquée par les 25 pays de l'Union européenne, comme espéré au départ. Objectif raté. Le patron d’Unitaid, Philippe Douste-Blazy (depuis peu, conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU) a donc une autre idée pour trouver des fonds : il passe à l’idée d’une contribution volontaire des voyageurs du monde entier, de 2 € par billet d’avion vendu sur Internet. Cette contribution pourrait voir le jour en 2009 et rapporterait, selon les estimations d’Unitaid, 1 milliard de dollars par an dès 2011. Un accord de principe aurait déjà été trouvé avec les trois GDS Amadeus, Galileo et Sabre, les grands systèmes professionnels de réservation de voyage en ligne. Il se vend chaque année 2,3 milliards de billets d'avion dans le monde.
Il reste à savoir si une contribution volontaire sera plus efficace qu’une contribution obligatoire. Et à s’interroger sur les raisons qui empêchent cette fameuse «taxe Chirac» de s’élargir à plus de 11 pays.
Consolation pour les passagers, qui se sentent parfois vache à lait, Unitaid envisage également de trouver d’autres formes de financement, notamment les jeux en ligne….

Anne Le Goff
alg@vacancespratiques.com

Dimanche 2 Mars 2008