vacances pratiques


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Comment parler de vacances dans un bazar pareil ?




La détente, les retrouvailles, la découverte, la nature. Ou encore le sport, le soleil, les rencontres. Tout cela, nous en parlons à longueur de colonnes, c’est ce qui fait le sel des vacances et des voyages, et c’est un vrai plaisir.
Comment évoquer ces moments là et ici, quand tout cela a été balayé cette semaine d’un revers de vent de cendres, transformant la détente en stress, piétinements, impatience et contretemps ?

La nature (il faut le dire, bien aidée par les politiques,…) nous a donné une belle leçon d’humilité, rappelant à chacun que l’avion est une invention somme toute récente, indispensable mais fragile. Habitués que nous sommes à emprunter cet engin comme nos ancêtres embarquaient dans la diligence, nous en avions oublié les aléas. Beaucoup ont du renoncer à leur départ, d’autres ont du différer leur retour et faire face à des dépenses supplémentaires, chacun a dû improviser, se réorganiser. Les mieux lotis, finalement, sont les vacanciers de la dernière zone, Bordeaux, Créteil, Paris ou Versailles qui, n’étant pas partis, ont dû certes réorganiser leurs vacances mais sans doute pour mieux partir une prochaine fois, la plupart des tour-opérateurs proposant de différer le voyage. La Normandie, cela ne vaut pas Les Maldives, mais le soleil aidant, les plages et les sites ont fait le plein cette semaine. A la plus grande satisfaction des hôteliers qui étaient ouverts !

Il reste que cette semaine de perturbations laissera des traces chez les voyagistes qui ont du s’occuper de cette clientèle coincée au bout du monde, impatiente de rentrer. Des traces financières bien sûr, des traces en termes d’image, aussi. Ceux qui ont su s’occuper de leurs clients, se démener, les prendre en charge, laisseront de meilleurs souvenirs que d’autres, qui ont laissé leurs clients livrés à eux-mêmes. Le bouche à oreille se chargeant des meilleures réputations comme des pires, certains garderont longtemps une odeur de cendres !

Anne Le Goff

Mercredi 21 Avril 2010