vacances pratiques


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Comme un poisson dans l’eau




Comment occuper un dimanche matin au Pays de Galles ? Prenez un littoral bien escarpé, une mer froide et agitée, quelques falaises, des rochers acérés et un gilet de sauvetage. Mélangez le tout avec quelques sauts dans le vide, une tasse de thé et une bonne dose d’adrénaline : vous obtenez du coasteering, dernière-née des activités outdoor à sentations. A consommer sans modération.


«Tout ce que votre mère vous a toujours dit de ne pas faire», comme le décrivent les Gallois eux-mêmes. Le coasteering consiste a évoluer le long des falaises escarpées qui dessinent un peu partout la côte du pays, et de considérer toutes les forces de la nature en présence comme autant de prétextes à l’amusement sur un terrain de jeu sans limite. Si cela paraît sur le papier un peu nébuleux, les choses deviennent plus claires à mesure que l’on avance sur le chemin qui relie l’hôtel à la côte. Une courte marche d’un quart d’heure - neutralité carbone oblige - au son des clapotis de l’équipement réglementaire et des battements de cœur qui s’accélèrent. Mais à la première immersion dans un Atlantique agité et frais d’une dizaine de degrés, l’appréhension laisse place à l’étonnement, puis à une sorte d’euphorie enfantine. Ballotté par les vagues à quelques centimètres de la paroi, il est irrésistiblement drôle de nager, escalader les rochers puis sauter et nager à nouveau, avant un tea-time aussi insolite que matinale, assis sur la falaise face à l’océan. Le clou du spectacle, une enclave naturelle, véritable spot pour les sauts, où les plus intrépides défient la gravité en s’élançant dans l’eau à plus de dix mètres de hauteur.
Si le coasteering reste pour le moment majoritairement cantonné aux côtes du Pays de Galles, certains amateurs éclairés ont déjà exporté l’activité hors des frontières. Et pour ceux qui n’auront pas l’occasion de traverser la manche prochainement, des structures d’encadrement pour la pratique du coasteering devraient bientôt s’installer sur le littoral français. Patience.

Alexis Dufour
ad@vacancespratiques.com

Lundi 30 Juin 2008