Club Med, stratégie et persévérance

Les aigris, les analystes financiers un peu coincés et tous ceux qui n’y mettent jamais les pieds mais en parlent en convaincus, trouveront que le Club Med est resté le Club Med : un lieu de vacances pour quelques happy few nostalgiques des années 70. Les autres, plus curieux et moins pétris de certitudes, iront voir.



L’inauguration le 1er juin dernier du club des Boucaniers à la Martinique aura eu le mérite de mettre en pleine lumière la stratégie de montée en gamme engagée par Henri Giscard d’Estaing et ses équipes. Une stratégie déjà visible au Maroc ou en Asie, mais qui prend toute sa valeur dans les Antilles Françaises. Construit en 1971, voilà un Club qui aura été bousculé par l’histoire sociale d’une île dont l’un des derniers coups durs fut porté par des dirigeants d’Accor, aujourd’hui actionnaires majoritaires du Club. D’un site « deux tridents », le groupe a fait un « quatre étoiles » en rénovant les chambres, créant des suites, aménageant une piscine de 500 m², le tout sur un site exceptionnel, l’un des plus beaux de l’île. En faisant bouger la mentalité de l’île, qui lui doit ce renouveau haut de gamme en terres francophones, Henri Giscard d’Estaing avance lentement mais sûrement vers le but tracé : offrir, au meilleur rapport qualité/prix, des vacances de qualité à un public qui apprécie à la fois la convivialité et l’indépendance. Le Club Nouveau est capable à la fois de séduire les amateurs de mouvements et ceux venus là pour s’isoler. Le Club cultive la différence.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Mardi 6 Juin 2006
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