Bon pour tous, surtout pour eux



Il fallait s’y attendre, la peur relative qu’inspire les téléphones portables placés près de l’oreille, à proximité du cerveau, a inspiré les marchands du temple. Clarins propose sur le marché un « nouveau » produit de beauté, sensé limiter les effets des ondes. Opportunisme, charlatanisme ou révolution, difficile de faire la part des choses tant le sujet est sensible. C’est à la lecture de ce type d’informations que l’on se rend compte à quel point l’univers du voyage manque d’imagination.

Réunis mais pas solidaires, les professionnels français du voyage peinent à faire connaître les bienfaits de leur métier. Les agents de voyage, rassemblés la semaine dernière en congrès à Biarritz, ont réussi le tour de force de ne pas citer une seul fois le mot « client » dans le programme officiel des travaux. Quand on sait que leur problématique est de faire entrer ces « fameux clients » dans leurs agences, on se demande s’ils sont conscients de l’évolution de la société fançaise. Pour les TO, réunis en Centre d’Etude, la problématique est différente. Même s’ils ont pris conscience du besoin de s’exprimer en cas de crise, ils oublient de travailler sur le fond et de présenter en permanence leur métier qui, contrairement aux idées reçues, n’est pas fait que de strass et de paillettes.
Dire que voyager est sans doute ce qui profite le plus au corps comme à l’esprit est une évidence. Le faire savoir, l’expliquer, le vendre est une autre paire de manche. Sans une association de tous les professionnels pour faire du voyage un outil de santé avéré et vérifié par bien des scientifiques, le grand public gardera en tête que la division du métier fait le bonheur d’un consommateur. Avec tous les risques économiques que cela comporte. Et une porte ouverte à des commerçants bien moins scrupuleux qu’eux.

Marc Dandreau
md@vacancesratiques.com

Dimanche 4 Février 2007

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