4000, et ce n’est pas fini !



Le Syndicat National des Agences de Voyage vient de trouver un nouveau moyen pour lutter contre les insomnies : compter les sites de vente en ligne de voyages qui ne disposent pas d’une licence d’état appropriée. Et pour se mettre en bouche, le SNAV attaque ADP (Aéroports de Paris) qui a mis le moteur de vente d’Expédia sur son site. Problème : ADP semble ainsi devenir vendeur de voyages. Légalement, il faut une license pour le faire.

L'affaire est devant la justice. ADP qui, disons le clairement, ferait mieux de travailler à la bonne gestion de ses passagers plutôt que d’essayer de les tondre encore plus, ne l’entend pas de cette oreille. Et la bataille qui s’engage est de taille. En France, selon l’Observatoire de l’Internet, un peu plus de 4000 sites internet proposent, directement ou indirectement, du voyage en ligne. Et le chiffre grossit de mois en mois. Pour la plupart, ce sont les fameuses pubs « google adsense » qui payent à peine l’hébergeur et les faux frais. Sur ces 4000, près d’un millier se sont créés uniquement pour héberger de la pub ou des programmes d’affiliation de voyagistes célèbres (annuaires de voyage, sites spécialisés sur un pays ou une ville…). Enfin, moins de 300 sont de vraies agences de voyage en ligne. Le combat du SNAV est donc à double tranchant. Si le syndicat perd son procès, la porte sera grande ouverte à toutes les initiatives commerciales les plus loufoques. Dans le cas contraire, un coup d’arrêt sera donné à la prolifération de tels sites. Côté bookmakers, on parie plus sur ADP que sur le SNAV. Sans doute parce que la machine Internet est bien implantée et surtout très efficace.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Mardi 4 Septembre 2007

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